DSI : quels enjeux vous attendent en 2023 ?

Inflation généralisée, hausse du prix de l’énergie, rupture de certaines chaînes logistiques au niveau mondial, pénurie de talents : depuis la fin de la crise du Covid, la plupart des entreprises sont forcées de naviguer à vue dans un environnement économique et géopolitique fortement dégradé dû notamment à l’enlisement du conflit russo-ukrainien. Dans ce contexte marqué par une forte incertitude, le niveau de confiance des DSI reste élevé et les entreprises françaises prévoient même d’augmenter en moyenne leurs budgets IT de 2,7 % en 2023 selon une étude Gartner.

Cependant, le spectre d’une récession mondiale n’étant pas à exclure pour 2023 ou 2024, les directions IT contrebalancent ce manque de visibilité à moyen terme en repensant leur stratégie d’investissement, en ayant davantage recours aux solutions dématérialisées et à la demande de type cloud leur garantissant plus de souplesse et d’adaptabilité. Découvrez dans cet article les principaux défis et enjeux qui attendent les DSI en 2023.

1 – Recruter et fidéliser dans un contexte de pénurie de talents

Depuis une dizaine d’années, la pénurie de personnel qualifié s’est installée dans le paysage IT mondial. Si l’on en croit les chiffres du dernier Guide des Salaires Robert Half, 2023 ne fera pas exception à la règle : presque la totalité des DSI (90 %) anticipent le fait qu’en 2023, les recrutements seront aussi ou plus difficiles à réaliser que l’année précédente.

Second enseignement que nous révèle le Guide : identifier les bonnes compétences techniques et trouver les moyens de fidéliser ses talents sont devenus de véritables enjeux pour les DSI. 34 % d’entre eux affirment que trouver des collaborateurs dont l’entreprise a besoin constitue le premier défi du recrutement et 36 % sont inquiets à l’idée de voir leurs meilleurs éléments démissionner dans les douze prochains mois.

D’une manière plus générale, les attentes des candidats ont rapidement évolué ces 24 derniers mois et les entreprises ont parfois du mal à suivre. Au-delà du salaire qui reste tout de même le facteur de décision le plus important, les demandeurs d’emploi sont désormais plus attentifs à la flexibilité (télétravail, travail hybride) offerte par leur employeur ainsi qu’à l’authenticité et aux valeurs portées par la culture de l’entreprise.

 

2 – Continuer à investir dans la cybersécurité pour protéger ses données

Avec la transformation digitale des entreprises, la généralisation du travail à distance ainsi que l’hébergement d’outils et d’applications dans le cloud, on assiste à une augmentation des cyberattaques.

Phishing, ransomware, arnaque au président, trojan horse, spyware, cryptolocker, shellcode, botnet ou DoS font partie des armes préférées des hackers. On estime que, dans le monde, 4 000 attaques visant directement le système IT des entreprises ont lieu chaque jour et 94 % des responsables IT déclarent qu’au cours de l’année écoulée, leur entreprise a subi une attaque.

Pour les DSI, l’enjeu de la cybersécurité est triple :

  1. Lutter efficacement contre la cybercriminalité ;
  2. S’adapter en temps réel à l’apparition de nouvelles menaces ;
  3. Éviter au maximum les risques de ralentissement de l’activité de leur entreprise.

 

Face à ces menaces, les TPE et les PME sont bien sûr les plus vulnérables. Pour se prémunir de ces risques, les entreprises n’ont pas d’autre choix que d’agir au niveau technique et organisationnel pour :

 

  • Renforcer les accès aux outils et applications avec une identification à deux facteurs ;
  • Définir une stratégie de protection des données différenciées en évaluant la vulnérabilité spécifique de chaque point d’accès ;
  • Former et sensibiliser les managers et les collaborateurs car ce sont les défaillances humaines qui sont les plus exploitées ;
  • Sauvegarder régulièrement les données et les applications vitales hors ligne ;
  • Se doter d’un plan de gestion de crise en cas de hacking généralisé.

 

La mise en place de ces actions de prévention nécessitera de consacrer davantage de moyens financiers et de ressources humaines à la cybersécurité. D’ailleurs, toujours selon Gartner, bien conscients du risque, 78 % des DSI en France entendent investir davantage dans la cybersécurité en 2023.

Le guide pour comprendre et anticiper la généralisation de la facture électronique en 2023

3 – Miser sur la souplesse des technologies cloud

En 2023, l’utilisation de serveurs distants de type cloud continuera son essor. Un rapport publié par Gartner montre que les investissements des entreprises dans ce secteur devraient connaître une hausse de 20,7 % l’année prochaine.

Pourquoi un tel succès ? Le taux d’inflation qui reste élevé et les incertitudes qui planent sur l’économie mondiale en général incitent fortement les entreprises à allouer davantage de budgets aux technologies cloud. Agile, souple, adaptable et évolutif, le cloud permet aux entreprises de disposer du meilleur des trois mondes : les dernières innovations technologiques, un niveau de protection des données satisfaisant et une réduction de leurs coûts.

Parmi tous les services de cloud public disponible, c’est l’IaaS (Infrastructure as a Service) qui connaîtra la plus forte croissance en 2023, avec des dépenses en augmentation de 29,8 % par rapport à 2022. Selon Gartner, cette croissance s’explique par une migration accélérée vers le cloud d’entreprises qui souhaitent garder le contrôle de leurs applications.

Seul bémol, accélérer sa transition vers le cloud n’abolit pas certaines contraintes. Recruter un personnel plus qualifié et mieux rémunéré sera nécessaire pour accompagner la dématérialisation des données et des outils ou pour assurer le développement d’applications SaaS modernes.

4 – Inscrire le Green IT dans la stratégie de son organisation

Vos salariés, vos clients, vos consommateurs… tous sont sensibles aux problématiques liées au changement climatique, à la pollution et à l’érosion de la biodiversité. Les entreprises se sont progressivement appropriées ces thématiques sous l’angle du développement durable et de la RSE (Responsabilité sociale des entreprises).

Longtemps ignorée, la pollution générée par les activités numériques représente aujourd’hui plus de 4 % des émissions de gaz à effet de serre (Shift Project). C’est dans ce contexte que le Green IT a vu le jour. Il se définit par une démarche active de réduction des impacts de l’utilisation des technologies liées de près ou de loin au numérique et place — parfois malgré eux — les DSI au cœur des enjeux RSE de leurs organisations.

Les bonnes pratiques en matière de Green IT concernent aussi bien les aspects purement techniques que l’accompagnement des métiers vers davantage de sobriété numérique :

  • L’optimisation de l’utilisation des serveurs. La plupart des contrats informatiques comportent aujourd’hui des chartes de durabilité et des KPI de réallocation des ressources serveurs non utilisées afin d’économiser un maximum d’énergie ;
  • L’attention portée à la maintenance de son parc informatique pour en augmenter la longévité et la durabilité ;
  • L’organisation de la fin de vie du matériel informatique en privilégiant le recyclage, la réparation/revente et le reconditionnement ;
  • La sensibilisation des collaborateurs aux bons usages du numérique pour faire évoluer les habitudes. Moindre recours au papier, compression des documents volumineux, tous les petits gestes comptent s’ils sont reproduits à grande échelle.

Autrefois considéré comme une source de coûts inutile et une perte de temps, le Green IT est aujourd’hui perçu comme l’occasion de réduire sa facture énergétique et de rendre son infrastructure IT plus efficiente. C’est aussi une opportunité pour les DSI de devenir les catalyseurs de la transformation de leurs entreprises en ce qui concerne les initiatives liées à la sobriété énergétique.

5 – Accompagner le dirigeant d’entreprise sur les aspects IT de la facturation électronique

À partir du 1er juillet 2024, la généralisation de la facture électronique entrera en vigueur. C’est une obligation légale à laquelle les équipes dirigeantes et les DSI doivent se préparer. La mise en place de la facturation électronique a pour principaux objectifs la réduction des coûts (plus de paperasse), le gain de temps dans le traitement et l’archivage des factures, sans négliger les externalités positives en termes d’écologie grâce à l’abandon du papier.

Concrètement, l’émission, la transmission et la réception des factures électroniques s’effectueront, au choix des sociétés :

  • En recourant directement à un portail public de facturation (ou PPF, à l’image du portail actuel ChorusPro) ;
  • Par le biais d’une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) certifiée qui sera en mesure d’émettre et de recevoir des factures électroniques, mais aussi d’extraire les données de facturation et de règlement pour les transmettre à l’administration fiscale.

Attention : il existe aussi des opérateurs de dématérialisation (OD) qui offrent des services de valeur ajoutée aux entreprises, mais qui ne remplacent pas une plateforme. Dans tous les cas, vous devez tenir compte des services additionnels proposés, de la compatibilité avec les solutions existantes et du niveau de sécurité des données.

Trois conseils pour préparer votre entreprise au bouleversement du mode de facturation :

  1. Se familiariser rapidement avec le nouveau format Factur-X qui combine PDF et données structurées ;
  2. Anticiper dès maintenant la période de transition jusqu’en 2026 en gérant la diversité des flux et des formats électroniques ;
  3. Être équipé d’une solution Plateforme de Dématérialisation Partenaire (c’est le cas de Freedz !) à l’horizon 2024 et qui permettra d’automatiser la collecte des documents entrants et sortants.

Et Freedz dans tout ça ?

Avec Freedz, vous pouvez dès à présent anticiper la réforme de la facturation électronique de 2024 en dématérialisant la gestion de votre comptabilité. Freedz centralise l’ensemble de vos factures dans un format 100 % électronique pour en automatiser la gestion dans votre système comptable.

→ Terminé la saisie et la gestion manuelle des factures !

→ Libéré du papier, vous pouvez vous concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée et les missions qui comptent vraiment pour votre entreprise.

N’attendez pas 2024 pour vous mettre en conformité avec la nouvelle réglementation et améliorez dès aujourd’hui la gestion de votre comptabilité fournisseur. Contactez-nous !

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